Complexe civique de Saint Boniface

Address:227 boulevard Provencher
Constructed:1964
Architects:
  • Étienne Gaboury
Engineers:
  • Crosier Kilgour and Partners Limited (Structural)
  • T B J Kruse & Associates (Mechanical/Electrical)

Photographs

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Étienne Gaboury a conçu le complexe civique de Saint Boniface en 1964. Ce complexe était le premier grand projet pour le jeune architecte. En 1962, le conseil municipal de Saint Boniface a assemblé un paquet de $600,000 pour la construction d’un large bâtiment comprenant un nouvel hôtel de ville, une station de police, une clinique médicale, et un tribunal de première instance. Cette proposition a été soumise à référendum en Octobre mais a été rejetée par le public. Le conseil a redoublé ses efforts et ils ont finalement décidé de construire une série de petites immeubles individuels sur le terrain ou le complexe aurait été bâti. En divisant le projet en morceau, la ville de Saint Boniface a pu payer pour chaque immeuble utilisant des fonds de réserve civique. 

Situé à côté de l’ancien hôtel de ville de Saint Boniface, cette ensemble de trois immeubles, positionné autour d’un parc, conforme au motif de l’expression buraliste étant lié au complexe institutionnel. D’autres détails typiquement brutalistes incluent l’utilisation de la construction en maçonnerie – ici du béton avec un placage en pierre préfabriqué – et l’inscription de motifs verticaux sur les murs. À travers le complexe ont trouve aussi l’usage paradigmatiquement brutaliste de fenêtres et des portes profondément encastrées, par exemple les hautes fenêtres sur le tribunal de première instance et sur la station de police. 

Dans ces deux cas, on trouve la présence de meneaux en maçonnerie semblables au brise-soleil du bâtiment du Manitoba Teachers Society de Libling Michener. Cet élément – en plus du placement et de la taille irrégulière des fenêtres sur la façade du tribunal de première instance – démontre l’influence de Le Corbusier sur l’œuvre de Gaboury. En particulier, Gaboury a été inspiré par la chapelle de Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, en France. Gaboury a visité cette église en 1958 lorsqu’il étudiait à Paris, et plus tard dans sa carrière il a admis la forte influence qu’avait cet expérience. Gaboury a développé un style d’architecture régionale qui se concentrait sur le soleil des prairies. Un tel intérêt témoigne du chevauchement entre les préoccupations locales, les modèles étrangers et le mode international du brutalisme.Cette perspective héliocentrique se manifeste dans les puits de lumière qui se trouvent à travers le complexe, en particulier celle qui illumine une bible placé centralement dans le tribunal de première instance. L’interaction entre les murs et les fenêtres, du solide et des ouvertures, est un thème dans l’œuvre de Gaboury, qui a remarqué : « Dans l’architecture, la fenêtre est cruciale, et, par extension, la vitre est ainsi. La vitre et la lumière sont dépendantes l’une sur l’autre. Elles sont des âmes-sœurs. Elles se celebrent. » 

Le quartier de Saint Boniface à Winnipeg se situe à l’est de la rivière Rouge. Cet endroit est au cœur de la culture franco-manitobaine, un centre de Francophonie dans l’ouest Canadien et un site important dans l’histoire du peuple Métis. Ce quartier a joué un rôle important dans l’évolution de la Province. L’endroit autour de la fourche des rivières Rouge et Assiniboine était, pour plusieurs générations, un site de camping, de commerce et d’autres activités menées par les peuples autochtones. A la fin du dix-huitième siècle et au début du dix-neuvième, le territoire a l’est de la rivière Rouge a subi la colonisation européenne, incluant l’établissement des forts Rouge, Gibraltar, et Douglas, en plus que la colonie de la rivière Rouge. Les racines de la forme actuelle de Saint Boniface peuvent être trouvées dans ces années. Au début du dix-neuvième siècle, cet endroit était établi par un groupe de marchands de fourrures Métis et de mercenaires engagés pour protéger la colonie de la rivière Rouge ; ce dernier a inclus des soldats du régiment Suisse-Allemand Des Meurons. 

En 1818, le père québécois Joseph-Norbert Provencher fut envoyé au Manitoba à la demande des citoyens locaux, de la Compagnie de la Baie d’Hudson, et du seigneur écossais Selkirk, pour fonder le premier poste catholique romaine permanent à l’ouest des Grands Lacs, à Saint Boniface. L’Église a reçu le titre a un large terrain à l’est et au sud de la fourche des rivière Rouge et Assiniboine pour les aider dans leurs efforts. Ces efforts ont mené, en 1818, à la construction de la première église de l’ouest Canadien, pas loin du site de la Cathédrale de Saint Boniface. 

Au-delà de la cathédrale, le développement initial de Saint Boniface a inclus une école située proche de l’église de 1818. Ces deux structures ont encouragé au colonisateurs catholique de s’établir à l’est de la rivière rouge. Ils ont également établi deux thèmes majeurs qui ont caractérisé l’architecture de la région : la religion et l’académie. Même aujourd’hui, le quartier de Saint Boniface compte les structures historiques les plus significatives du Manitoba, plusieurs d’entre elles étant connectées à cette période précoce ou à ces thèmes. Au-delà de ces activités religieuses et éducatives, par le début du vingtième siècle, Saint Boniface se développe en un centre industriel. Depuis l’année 1878, des facilités pour le chemin de fer Canadien Pacifique (CP) se sont installées dans la région. Au fur et à mesure, Saint Boniface a convaincu trois compagnies majeures de chemins de fer de construire à Saint Boniface. Saint Boniface a profité de ceci ; la région est devenue un centre industriel, comptant des usines de fer, de béton, de brique, des scieries, et des moulins de farines. En plus de la croissance industrielle, la première moitié du vingtième siècle a vue Saint Boniface développer un nouveau cœur commercial et civique, son nucléus étant le boulevard Provencher. A l’extrémité est du boulevard Provencher, Saint Boniface continue à démontrer l’influence de la communauté Bélge qui ont établi cet endroit au début du vingtième siècle. Cette communauté a joué un rôle important dans le secteur de construction à Winnipeg. 

Au milieu du vingtième siècle, l’architecture moderne a trouvé sa place à Saint Boniface. Il n’y avait pas d’architecte ou de cabinet aussi associé à l’architecture moderne à Saint Boniface qu’Étienne Gaboury. En fait, il y a très peu d’architectes qui possèdent une œuvre aussi associée à une seule communauté. Au-delà de la Cathédrale de Saint Boniface, les projets de Gaboury inclurent la clinique de Saint Boniface (1963), l’église du Précieux-Sang (1969), et le Centre Culturel Franco-manitobain (1974). Au cours des décennies suivantes, Saint Boniface a témoigné la construction de plusieurs projets brutalistes ou de caractère moderne, parmi ceux-ci des petits immeubles commerciaux sur le boulevard Provencher et la rue Marion. En 2003, la région a gagné une nouvelle structure iconique : l’Esplanade Riel. 

En ligne avec le boulevard Provencher, ce pont est unique pour le fait qu’il abrite à son centre un espace enclos – un espace porte-à-faux qui a pour plusieurs années logé un restaurant. Ce n’est pas très connu que ce pont est la culmination d’une vision précédente de son architecte, Gaboury. Pendant le vingtième siècle, Saint Boniface a vécu une croissance architecturale, particulièrement manifesté dans le développement de propriétés à logements multiples et d’additions créatives à l’hôpital de Saint Boniface, l’Université de Saint Boniface, et le Centre culturel Franco-manitobain. Ces projets ont refait le quartier en endroit postmoderne et  néo-moderne. C’est grâce à cette évolution que Saint Boniface continue à posséder un caractère distinct à Winnipeg. 

Recognition & Awards

  • Manitoba Association of Architects Award, 1965.

Design Characteristics

Materials:

concrete, stone

Style:

Brutalist

Neighbourhood:

St. Boniface